Voilà. C'est l'heure de la question à dix balles: Quel est le critère du "bonne" de Bonne Année?
Ben ça dépend j'ai envie de dire. Et même, ça dépasse.
Si on ne pinaille pas, c'est être encore en vie. Soit. Si on fait un peu plus attention, on va vouloir être en vie, mais en bonne santé. Logique.
Puis après vient le grand saut dans l'immensité du très vague et variable "Bonheur". Qui dépend de quoi lui? De l'entourage? Des conditions matérielles? De l'intérieur? Des trois? Ben voyons.
Hum. C'est la porte ouverte à toutes les fenêtres, surtout qu'après, vient le bond encore plus gigantesque de la personnalisation. Ooooh la belle fenêtre de la personnalisation.
Je suis plutôt, malgré les apparences, des ces personnes qui s'arrêtent au "bonne", sans chercher plus loin. Parce que chercher, c'est ne pas trouver en l'occurrence. Alors que s'arrêter à "bonne" ça marche à tous les coups.
Je retire les dix balles. Bonne, c'est bonne. Et c'est plus clair en 5 lettres qu'en mille pensées analysées.
"Dring.
Allo?
Oui, bonjour, c'est bien princesse101?
Oui.
C'est Mr Sauveur du service anti-fraude à la carte bancaire de la BNP Paribas.
(Palpitations cardiaques élevées) Ah?
Oui, madame, j'ai une forte suspicion de fraude sur votre carte bancaire.
(Préliminaire de crise cardiaque) Ah?
Etiez vous hier soir à Rio de Janeiro en train d'essayer de retirer 4000 euro dans un distributeur?
Oh là là.... Trop pas, monsieur !
C'est bien ce que je pensais, vous êtes donc victime d'une fraude à la carte bancaire.
WTF?
Aucun souci madame, nous nous occupons de tout, rien n'a été retiré de votre compte, nous faisons opposition sur votre carte et nous vous en éditons une nouvelle.
Comment dire... Trop merci."
Heureusement qu'il y a des gens intelligents qui veillent sur nos affaires, moi je vous dis.
C'est la saison. Mais je vous préviens, c'est à ma sauce:)
S'il n'y avait qu'une chanson : Mon Dieu de Piaf (et ouais).
S'il n'y avait qu'un film : Star Trek 2009.
S'il n'y avait qu'un blog : aïe c'est -très- dur .... Frogita.
S'il n'y avait qu'une expression : trop d'la balle.
S'il n'y avait qu'un bon souvenir : le cinquième 1er "maman" ;)
S'il n'y avait qu'une série : Dexter.
S'il n'y avait qu'une bonne leçon : On n'est jamais mieux servie que par soi-même.
S'il n'y avait qu'un évènement important : la signature de mon CDI le 15 décembre :)
S'il n'y avait qu'une couleur : rouge
S'il n'y avait qu'un parfum : l'Eau des Merveilles d'Hermès.
S'il n'y avait qu'une découverte : La Femme.
S'il n'y avait qu'un mystère : l'Homme.
S'il n'y avait qu'un regret : La Violence.
S'il n'y avait qu'une échappatoire : l'Humour.
S'il n'y avait qu'un loisir : le web.
S'il n'y avait qu'un voyage : le Brésil
S'il n'y avait qu'un ennemi : le Temps
S'il n'y avait qu'un malin plaisir : l'Ironie
S'il n'y avait qu'une médaille : celle de la résistance
S'il n'y avait qu'une rencontre : Luiz Seabra (Fondateur Natura Brasil)
S'il n'y avait qu'un sport : la Course.
S'il n'y avait qu'un des 7 péchés : la Colère.
S'il n'y avait qu'une chose à apprendre encore : tourner la page.
Edit: j'ai oublié le meilleur;) S'il n'y avait qu'un livre à garder : Le Portrait de Dorian Gray.
S'il n'y avait qu'une image :
« Cette vie » de Karel Schoeman
La vie d’une afrikaner au 19ème siècle. Discrète à toute épreuve, toute sa vie, une femme s’est contentée d’écouter et d’observer les siens. Elle n’était ni belle ni laide. Enfant, on la trouvait bizarre. Plus tard, on a dit d’elle qu’elle était folle. Pourtant, elle fut la seule de sa communauté à savoir lire et écrire.
A la fin de sa vie, elle revient sur tous ses souvenirs sans aucune rancune, seulement de la nostalgie pour « cette vie » qui a été la sienne, une vie sans aucune ambition.
Karel Schoeman est un écrivain Sud-Africain engagé et solidaire du combat des Noirs de son pays, il a reçu en 1999 des mains du président Mandela l'Ordre du Mérite sud-africain, la plus haute distinction du pays.
Ce livre a reçu le prix du meilleur roman étranger 2009 et sans doute un des récits les plus poignants que j’ai eu l’occasion de lire cette année.
« Les chaussures italiennes » de Henning Mankell
Fredrik Welin, ancien chirurgien, vit reclus et isolé sur une île de la Baltique
depuis qu’il a commis une grave erreur chirurgicale.
Seuls un chien et un chat lui tiennent compagnie. Et lorsqu’un jour,
il distingue, au loin sur la glace, une silhouette chancelante qui se rapproche de lui,
il est intrigué car seul le facteur lui rend visite chaque semaine
depuis de nombreuses années. Il ignore encore que cette silhouette est la femme
qu’il a aimée et abandonnée 40 ans plus tôt et elle va le faire replonger dans
son passé, et troubler, malgré lui, sa soixantaine bien sonnée !
Henning Mankell, écrivain suédois, est habituellement connu pour ses romans policiers dont le héros est Kurt Vallander. Mais il ne s’agit pas là d’un roman policier. C’est plutôt un récit extrêmement sensible sur les relations complexes entre hommes et femmes et sur la solitude lorsque le poids du passé est trop lourd à porter. J’ai énormément aimé ce roman.
« Au bon roman » de Laurence Cossé
C’est l’histoire d’une utopie magnifique ! La création d’une librairie par deux fous de littérature mais une librairie dans laquelle il n’y aurait que des « bons romans »…. Et « Au bon roman » voit le jour en plein quartier latin et le succès est immédiat ! Les romans sont choisis par un comité d’auteurs (secret) qui aura la difficile tâche de sélectionner 600 romans chacun. Mais dès le début du livre, certains des auteurs de ce comité "secret" vont se faire agresser physiquement. Serait-ce le fait d'éditeurs ou d' auteurs jaloux ? Car certains vont sérieusement se fâcher, de même que les autres librairies et les critiques vont se faire un plaisir de « descendre » cette magnifique librairie : (...)« Cette entreprise est totalitaire… Des individus… s’arrogent le droit de décider pour les
autres, pis, de décider pour tous quels sont les grands romans, et d’écarter les livres, beaucoup plus nombreux, qui ne leur agréent pas. Qu’est ce que ça veut dire, bon roman ? Qui sont ces kapos qui ont le culot d’apposer ou non sur les livres leur certificat de qualité ? … Les listes, on sait où cela mène. Le stade suivant, c’est l’épuration. Le bûcher des livres proscrits n’est pas loin ».(...)
Et il fallait, bien sûr, que ce soit un commissaire de police féru de littérature qui prenne en main cette enquête passionnante....
Inutile de vous dire que j’ai jubilé à la lecture de ce livre !! Laurence Cossé est journaliste, auteure de nouvelles, romans et pièces de théâtre. Tous ses romans traitent de la question du pouvoir…
« Jan Karski » de Yannick Haenel
Jan Karski (de son vrai nom Jan Kozielewski est issu d’une famille catholique de Lodz) était un résistant polonais de la première heure. Il a témoigné dans le film de Jacques Lanzmann « la Shoah ». Jan Karski était un agent de liaison entre la Résistance polonaise et le gouvernement polonais en exil. A la fin de l’été 1942, deux leaders juifs vont le faire entrer dans le ghetto de Varsovie où meurent des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants pour qu’il puisse témoigner auprès des alliés et du monde entier que l’extermination est en cours….
Il ira à Londres puis à Washington. Il n’aura cesse de raconter tout ce qu’il a vu jusque dans un livre en 1944. Il prendra la parole plus de mille fois devant un auditoire qui n’entendra pas. Puis jusqu’à la fin de sa vie, en 2000, il s’enfermera alors dans le silence avec ses fantômes.
Le roman deYannick Hanel est constitué de trois parties dont la seconde partie est le résumé du livre de Jan Karski. La première partie revient sur le témoignage du film de Jacques Lanzmann, et la troisième partie est une fiction décrivant la vie intérieure de Jan Karski jusqu’à la fin de sa vie.
Un livre entre documentaire et fiction, Jan Karski fut aussi un Juste.
En 2009, Yannick Hanel a reçu le Prix Interallié et le Prix du roman Fnac pour ce roman.
J’ai trouvé ce livre remarquable.
Il y a un an qu'elle attendait Noël. Par principe, seulement.
A la messe, il n'y a plus personne.Et les sapins, tout le monde en a, même ceux qui ne vont plus à la messe. Parce que pour elle, Noël c'était sa campagne blanche, à perte de vue depuis sa terrasse. Mais depuis qu'elle est à Paris, dans ce triste deux pièces il n'y a que pluie et pollution. Noël, c'était sa famille réunie, mais maintenant, son mari est enterré, et ses enfants à l'autre bout du monde, et du coeur. Parce que Noël, c'était des dizaines de cartes reçues et envoyées, et maintenant, il n'y a plus que La Redoute qui lui envoie ses voeux. Noël, c'était une grosse boîte de Lindt, et maintenant, elle ne pourrait jamais la finir seule, alors autant ne pas l'acheter, ce serait mauvais pour sa ligne. Parce que Noël, c'était un énorme repas, mais maintenant, c'est des portions individuelles barquetées par Monop', avec une date de péremption. Noël, c'était dans sa vie, mais maintenant, c'est dans ses souvenirs.
Elle attendra quand même le prochain Noël, par principe, seulement.