« Cette vie » de Karel Schoeman
La vie d’une afrikaner au 19ème siècle. Discrète à toute épreuve, toute sa vie, une femme s’est contentée d’écouter et d’observer les siens. Elle n’était ni belle ni laide. Enfant, on la trouvait bizarre. Plus tard, on a dit d’elle qu’elle était folle. Pourtant, elle fut la seule de sa communauté à savoir lire et écrire.
A la fin de sa vie, elle revient sur tous ses souvenirs sans aucune rancune, seulement de la nostalgie pour « cette vie » qui a été la sienne, une vie sans aucune ambition.
Karel Schoeman est un écrivain Sud-Africain engagé et solidaire du combat des Noirs de son pays, il a reçu en 1999 des mains du président Mandela l'Ordre du Mérite sud-africain, la plus haute distinction du pays.
Ce livre a reçu le prix du meilleur roman étranger 2009 et sans doute un des récits les plus poignants que j’ai eu l’occasion de lire cette année.
« Les chaussures italiennes » de Henning Mankell
Fredrik Welin, ancien chirurgien, vit reclus et isolé sur une île de la Baltique
depuis qu’il a commis une grave erreur chirurgicale.
Seuls un chien et un chat lui tiennent compagnie. Et lorsqu’un jour,
il distingue, au loin sur la glace, une silhouette chancelante qui se rapproche de lui,
il est intrigué car seul le facteur lui rend visite chaque semaine
depuis de nombreuses années. Il ignore encore que cette silhouette est la femme
qu’il a aimée et abandonnée 40 ans plus tôt et elle va le faire replonger dans
son passé, et troubler, malgré lui, sa soixantaine bien sonnée !
Henning Mankell, écrivain suédois, est habituellement connu pour ses romans policiers dont le héros est Kurt Vallander. Mais il ne s’agit pas là d’un roman policier. C’est plutôt un récit extrêmement sensible sur les relations complexes entre hommes et femmes et sur la solitude lorsque le poids du passé est trop lourd à porter. J’ai énormément aimé ce roman.
« Au bon roman » de Laurence Cossé
C’est l’histoire d’une utopie magnifique ! La création d’une librairie par deux fous de littérature mais une librairie dans laquelle il n’y aurait que des « bons romans »…. Et « Au bon roman » voit le jour en plein quartier latin et le succès est immédiat ! Les romans sont choisis par un comité d’auteurs (secret) qui aura la difficile tâche de sélectionner 600 romans chacun. Mais dès le début du livre, certains des auteurs de ce comité "secret" vont se faire agresser physiquement. Serait-ce le fait d'éditeurs ou d' auteurs jaloux ? Car certains vont sérieusement se fâcher, de même que les autres librairies et les critiques vont se faire un plaisir de « descendre » cette magnifique librairie : (...)« Cette entreprise est totalitaire… Des individus… s’arrogent le droit de décider pour les
autres, pis, de décider pour tous quels sont les grands romans, et d’écarter les livres, beaucoup plus nombreux, qui ne leur agréent pas. Qu’est ce que ça veut dire, bon roman ? Qui sont ces kapos qui ont le culot d’apposer ou non sur les livres leur certificat de qualité ? … Les listes, on sait où cela mène. Le stade suivant, c’est l’épuration. Le bûcher des livres proscrits n’est pas loin ».(...)
Et il fallait, bien sûr, que ce soit un commissaire de police féru de littérature qui prenne en main cette enquête passionnante....
Inutile de vous dire que j’ai jubilé à la lecture de ce livre !! Laurence Cossé est journaliste, auteure de nouvelles, romans et pièces de théâtre. Tous ses romans traitent de la question du pouvoir…
« Jan Karski » de Yannick Haenel
Jan Karski (de son vrai nom Jan Kozielewski est issu d’une famille catholique de Lodz) était un résistant polonais de la première heure. Il a témoigné dans le film de Jacques Lanzmann « la Shoah ». Jan Karski était un agent de liaison entre la Résistance polonaise et le gouvernement polonais en exil. A la fin de l’été 1942, deux leaders juifs vont le faire entrer dans le ghetto de Varsovie où meurent des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants pour qu’il puisse témoigner auprès des alliés et du monde entier que l’extermination est en cours….
Il ira à Londres puis à Washington. Il n’aura cesse de raconter tout ce qu’il a vu jusque dans un livre en 1944. Il prendra la parole plus de mille fois devant un auditoire qui n’entendra pas. Puis jusqu’à la fin de sa vie, en 2000, il s’enfermera alors dans le silence avec ses fantômes.
Le roman deYannick Hanel est constitué de trois parties dont la seconde partie est le résumé du livre de Jan Karski. La première partie revient sur le témoignage du film de Jacques Lanzmann, et la troisième partie est une fiction décrivant la vie intérieure de Jan Karski jusqu’à la fin de sa vie.
Un livre entre documentaire et fiction, Jan Karski fut aussi un Juste.
En 2009, Yannick Hanel a reçu le Prix Interallié et le Prix du roman Fnac pour ce roman.
J’ai trouvé ce livre remarquable.
Juste un moment de bonheur écouté
sur
Radio Classique
à partager
pour les amateurs...
La contundente victoria del presidente boliviano, Evo Morales, en las
elecciones de ayer, en las que fue reelecto con cerca del 63% de los
votos, le asegura al Movimiento al Socialismo (MAS) el control de la nueva
Asamblea Legislativa Plurinacional.
El principal adversario, el conservador ex prefecto (gobernador) de
Cochabamba Manfred Reyes Villa, fue el opositor mejor posicionado, con el
28 por ciento de los votos.
Tercero en las preferencias del electorado quedó el empresario Samuel
Doria Medina (6%) y cuarto el ex alcalde izquierdista de la ciudad de
Potosí, René Joaquino (2%), con lo que la oposición en bloque suma poco
más que la mitad de los votos captados por Morales.
A horas que el estatal Organo Electoral Plurinacional difunda un resultado
parcial preliminar del escrutinio, todas las evaluaciones asignan al MAS
entre 24 y 25 de los 36 miembros del Senado, que lideró la oposición entre
2006 y 2009.
El resto de las bancas del senado plurinacional son entre 10 y 11 para el
Plan Progreso, de Reyes Villa, y 1 de Alianza Social (AS), de Joaquino,
según publicó hoy la prensa local.
Los senadores se eligieron con la misma boleta que al presidente y vice.
El panorama podría ser mucho más concluyente a favor de las huestes de
Morales en la Cámara de Diputados.
Siempre según datos a boca de urna, el MAS controlará 85 de los 130
asientos de la Cámara Baja, holgadamente más de los dos tercios.
En cambio, Reyes Villa colocó 40 de sus candidatos, Doria Medina 4 y
Joaquino 1 en la Cámara baja.
Los restantes cuatro candidatos obtuvieron resultados residuales. La
independiente Ana María Flores y el labriego quechua Alejo Véliz
consiguieron menos de un punto porcentual, mientras que el campesino Román
Loayza y el ex fiscal Rímer Choquehuanca desaparecieron de las cuentas.
Morales ganó en los departamentos de La Paz (80%), Cochabamba (65%), Oruro
(80%), Potosí (77%), Tarija (48%) y Chuquisaca (52%), estos últimos dos a
favor de la oposición en los plebiscitos de principios de año y de agosto
de 2008.
Según últimos datos extraoficiales aún provisionales, el presidente
boliviano ganó en el departamento Pando, escenario de la matanza de
campesinos en 2008 por grupos paramilitares y región dominada por la
oposición, con el 49% de los sufragios, tres puntos más que Reyes Villa y
45 por encima de Doria Medina.
Mientras que Reyes Villa consiguió en estos mismos distritos la segunda
posición. En La Paz (10%), Cochabamba (27%), Tarija (40%), Potosí (5%),
Oruro (9%) y Chuquisaca (38%).
Aunque mejoró su caudal de votación con respecto al pasado reciente, en
Santa Cruz, bastión de la derecha empresarial, Morales alcanzó la segunda
votación (40%) frente a Reyes Villa que recabó el 53% de los sufragios.
Lo mismo en el amazónico Beni, donde reunió el 39% de los votos, ante 49%
de Reyes Villa.
Por su lado, Doria Medina obtuvo 5% en Santa Cruz; 8% en La Paz, 6% en
Oruro; 4% en Pando, 6% en Chuquisaca, 9% en Beni; 8% en Tarija y 5% en
Cochabamba.
En Potosí Joaquino se anotó un promisorio 14% y recaudaciones magras en
los otros distritos del país.
Primero y único de los candidatos de oposición en admitir la victoria de
Morales, Doria Medina dijo que se "colocará en la oposición (legislativa)"
a Morales, que en ambas cámaras no necesitaba negociar para legislar.
El voto en áreas rurales favoreció incontrastablemente a Morales con cerca
del 80% de los votos, contra 19% de Reyes Villa.
El voto urbano también favoreció a Morales (54%) y Reyes Villa adhirió el
30%, siempre según datos provisionales.
El ausentismo orilló el 6% del Padrón Electoral de 5,1 millones de
ciudadanos, mientras que los votos nulos y blancos, que suman, de acuerdo
con la Ley Electoral Transitoria, que normó los comicios de este domingo,
para el ganador, se situaron en el orden del 2%.
Los cuatro frentes residuales agregan, juntos, menos del 1% de los sufragios.
Siempre según datos preliminares, el voto de 170.000 bolivianos residentes
en Argentina, Brasil, España y Estados Unidos, favoreció a Morales con
cerca del 50%.
En Argentina, donde votaron 89.953 residentes bolivianos, el triunfo de
Morales fue con un aplastante 91 por ciento de los sufragios, mientras que
Reyes Villa sumó el 2,7 por ciento y Doria Medina el 1,2 por ciento,
destacó el diario oficialista Cambio.
En total se instalaron en Argentina 395 mesas, en las ciudad de Buenos
Aires, varias localidades del Conurbano bonaerense, la ciudad de Mendoza y
tres ciudades de la provincia de Jujuy.